28fév Tous aux abris: une idée pour sortir l’Afrique de la pauvreté
Paul Wells résume une conversation qu’il a eu récemment avec Neil Turok de l’Institut périmètre. M. Turok propose d’envoyer 1000 profs d’Université à 100k$ par année pour les 5 prochaines années en Afrique. Voici ma réponse dans les commentaires:
Unfortunately, I don’t think it works that way. Social services like Universities or Hospital are more likely a consequence of higher level of development than the other way around. I’m with Anon about the governance issue; the biggest factor holding back Africa right now is probably the lack of credible institutions. Although, I don’t it’s just a matter of « copying » our system of government.
For one thing, these things take time. Our system has evolved over several centuries and we now have integrated it on a cultural level. It’s not the laws or the institutions that are keeping (mostly) corruption free; it’s the largely held belief that they are manage in a fair and transparent way. You can vote all the laws you want, if the population doesn’t think you’re going to enforce them for everyone, it might as well not exist.
Also, I don’t think that western nations are very effective at spreading that system around. For several decades, we’ve essentially been trying to black mail developing country into adopting better systems of governance with international aid, with very little success might I had. The problem is that unless you see good public administration as an end in itself, you’re going to find ways around it. Plus, there’s the rather arrogant presumption that our system of governance is the best and that it can be applied to any culture around the world. I for one, I’m a big believer in spontaneous order; the best system is the system that emerge spontaneously and is accepted by the people on the ground. And when we’re dropping in with our management textbooks, our millions of dollars in aid and our bright ideas, where preventing that order from developing.
08fév Suite sur les consultations budgétaires
J’ai posté ma liste de suggestion aux ministre sur Facebook et Guillaume a fait le commentaire suivant:
Donc en gros, réduire les impôts des entreprises et des particuliers, enlever les subventions, éliminer les ministères, donc enlever de l’importance au gouvernement dans la gestion du pays. N’est-ce pas un peu anarchique Mr. Rainville?
Voici donc ma réponse.
Prenons ton point comme départ : enlever de l’importance au gouvernement dans la gestion du pays est une mauvaise chose. Donc si on pousse cette logique à l’extrême, l’état devrait tout posséder et tout contrôler et on devrait mettre en place un régime communiste. Évidemment, ce n’est pas ce que tu dis, mais ça illustre le fait qu’il y a un niveau au-delà duquel l’augmentation de la taille de l’état aura un effet néfaste sur la nation. De là, nous pouvons établir qu’il existe un niveau optimal de dépenses publiques.
La question est donc quel est ce niveau optimal? (Tu devineras que je suis de l’avis que nous l’avons largement dépassé.)
Pour déterminer ce niveau, il est important d’établir quel est le rôle légitime de l’état. Le critère qui me semble le plus raisonnable ici, est celui de l’efficience. Donc autrement dit, le Gouvernement du Québec devrait seulement s’occuper d’une tâche s’il est le mieux placer pour l’accomplir.
Hors, le gouvernement, de par sa nature a tendance à être très inefficient. En premier lieu, les gouvernements sont généralement statique et réagisse très lentement au changement. Une entreprise privée qui ne répond pas adéquatement aux besoins de ses clients sera rapidement en faillite; un programme gouvernemental qui ne répond pas efficacement au besoin des citoyens peut exister pendant des décennies. Pire encore plus un programme existe longtemps, plus il a tendance a créé des groupes d’intérêt au tour de lui. Donc, même si le programme en question coûte plus cher aux contribuables qu’il ne procure en bénéfice, les groupes d’intérêt qui désire son maintien auront tendance à se coaliser pour bloquer son abolition.
En second lieu, le gouvernement se doit d’être redevable à la population. Ce mécanisme s’accompagne généralement d’un ensemble de règle et de mesure de contrôle assez stricte et rigide. Ces règles sont nécessaires pour éviter les problèmes de corruption et le favoritisme. Mais en contrepartie, cela a tendance à tuer l’innovation au sein de l’organisation et d’encastrer le système. L’entreprise privée au contraire n’a besoin de rendre de compte qu’à ses actionnaires, ce qui réduit les besoins en réglementation. De plus, une petite organisation a généralement une compréhension beaucoup raffiné de son environnement qu’une grande organisation qui doit imposer des règles très compliqués à de grande échelle. C’est pour cela que je crois qu’on devrait donner plus de pouvoir aux gouvernements régionaux. Par exemple, qui est le mieux placé pour juger de la pertinence de construire un centre communautaire : la ville de Gatineau ou le Gouvernement du Québec? La ville aura la possibilité d’entendre et de consulter l’ensemble des intervenants concernés ce qui lui permettra de bien identifier les besoins de la population. Le gouvernement provincial n’a pas cette option, car cela impliquerait qu’il développe une base de connaissance sur l’ensemble des milieux communautaire du Québec, car les besoins varieront de village en village. Un programme provincial n’aura d’autre choix que d’ignorer les détails régionaux et mettre en place des critères mur-à-murs.
De plus, lorsqu’un projet est financé directement par ceux qui vont en bénéficier, il est beaucoup plus facile de juger de sa pertinence. Par contre, lorsque projet est financé par une entité externe, les acteurs locaux ont intérêt a tiré la couverte de le bord, sinon ils vont se retrouver indirectement à financer les projets des autres sans avoir aucun bénéfice local.
En troisième lieux, es-ce que tu fais confiance à Jean Charest? À Pauline Marois? À Stephen Harper? La réalité, c’est que la principale motivation des politiciens, c’est de se faire réélire. Cette motivation n’est pas toujours en adéquation avec l’intérêt publique. Plus souvent qu’autrement, ils prennent des décisions à court terme et sacrifie le long terme.
Si on ne peut pas faire confiance aux politiciens, il n’y a que deux possibilités : (1) on arrête d’élire des politiciens auxquels on ne fait pas confiance ou (2) on limite leur pouvoir au stricte minimum.
De temps à autre, on peut certes apprécier un politicien ou un autre, mais forcer d’admettre que de façon générale, ils tendent à prendre de mauvaises décisions de façon systématique et que la couleur du parti au pouvoir n’a que peu ou pas d’effet sur la situation. Je préfère donc limiter leur pouvoir et cela implique forcément la limitation de l’État.
Je détaillerai davantage les mesures concrètes que je suggère une autre fois.
08fév Je vais vous le régler votre problème, Monsieur le Ministre
Avis aux intéressés, il y a une consultation sur les finances publiques sur le site du ministère des finances.
Il y a une section ouverte à la fin où on peut proposer des idées pour aider l’économie de la province après la fin de la récession. Voici mes suggestions. J’ai manqué de place malheureusement.
Mettre en place un plan pour éliminer la dette.
Baisser l’impôt sur le revenu des particuliers et privilégier les taxes à la consommation.
Abolir toutes les subventions aux entreprises (incluant les programmes d’aides aux agriculteurs) et compenser par une réduction de taxe et d’impôt pour les entreprises.
Déréglementer l’industrie de la construction.
Privatiser la SAQ et la caisse de dépôt.
Simplifier la fiscalité des entreprises.
Relaxer les critères d’admissibilité pour l’immigration.
Abolir la loi sur le zonage agricole et la gestion de l’offre.
Confier la gestion des ressources forestière et minières aux régions et leurs permettre de conserver une plus grande part des redevances.
Réduire l’autorité des ordres professionnels pour faciliter la reconnaissance des diplômes.
Déléguer plus de pouvoir et d’autonomie aux municipalité.
Abolir le Ministère de la culture, des communication et la condition féminine et le le Ministère du Tourisme; réduire les impôts avec les sommes épargnées.
Augmenter les frais de scolarité au niveau du CÉGEP, fermer les CÉGEPs sous-utilisés et réinvestir ses montant pour améliorer la qualité des institutions restantes.
Abolir le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale; transférer les responsabilités résiduelles au Ministère du Travail.
Abolir l’Agence de l’efficacité énergétique, Centre d’aide aux victimes d’actes criminels, le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion, le Comité Entraide-secteurs public et parapublic, le Centre francophone d’informatisation des organisations, le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le Comité pour la prestation des services de santé et des services sociaux aux personnes issues des communautés ethnoculturelles, la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, Commission de la capitale nationale du Québec, la Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs, etc (j’ai manqué de place).
Baisser l’impôt sur le revenu des particuliers et privilégier les taxes à la consommation.
Abolir toutes les subventions aux entreprises (incluant les programmes d’aides aux agriculteurs) et compenser par une réduction de taxe et d’impôt pour les entreprises.
Déréglementer l’industrie de la construction.
Privatiser la SAQ et la caisse de dépôt.
Simplifier la fiscalité des entreprises.
Relaxer les critères d’admissibilité pour l’immigration.
Abolir la loi sur le zonage agricole et la gestion de l’offre.
Confier la gestion des ressources forestière et minières aux régions et leurs permettre de conserver une plus grande part des redevances.
Réduire l’autorité des ordres professionnels pour faciliter la reconnaissance des diplômes.
Déléguer plus de pouvoir et d’autonomie aux municipalité.
Abolir le Ministère de la culture, des communication et la condition féminine et le le Ministère du Tourisme; réduire les impôts avec les sommes épargnées.
Augmenter les frais de scolarité au niveau du CÉGEP, fermer les CÉGEPs sous-utilisés et réinvestir ses montant pour améliorer la qualité des institutions restantes.
Abolir le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale; transférer les responsabilités résiduelles au Ministère du Travail.
Abolir l’Agence de l’efficacité énergétique, Centre d’aide aux victimes d’actes criminels, le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion, le Comité Entraide-secteurs public et parapublic, le Centre francophone d’informatisation des organisations, le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le Comité pour la prestation des services de santé et des services sociaux aux personnes issues des communautés ethnoculturelles, la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, Commission de la capitale nationale du Québec, la Commission de reconnaissance des associations d’artistes et des associations de producteurs, etc (j’ai manqué de place).
17jan Nouveau site pour René-Paul
Je viens de mettre en ligne un nouveau site pour René-Paul Lafrance, mon ancien prof de français. René-Paul offre des cours privés pour les élèves en difficulté.
23nov Radio-Canada fait de la publicité contre Radio-Canada
Ces temps-ci, Radio-Canada/CBC est en audience devant le CRTC, car elle espère pouvoir obtenir des redevances des câblodistributeurs. Ces derniers ont répliqué en lançant une campagne contre la « taxe TV« . La campagne en question est sur Facebook, sur la Télé, dans les journaux … et sur le site de Radio-Canada:
21nov Nouvelle gestion des commentaires
Je suis présentement en train d’expérimenter avec open id. J’ai trouvé quelques fonctionnalités intéressantes, incluant une extension qui me permet d’utiliser mon domaine avec un mon site Web WordPress.
J’ai également installé l’extension de IntenseDebate qui devrait assurer une gestion simple des commentaires. Il ne me reste plus que de trouver un module similaire pour Joomla, pour le site de la Radio…
25oct Se faire remarquer par son abcense
Au moins une personne sur Terre a remarqué la non-présence de Stephen Harper à l’ONU:
But Harper, currently enjoying his highest-ever polling numbers, has shown an acute lack of interest in international ol’ boy back-slapping. He shows up late for world leader photos in which he usually appears somewhere on the periphery; in September he skipped the organised daytime UN “climate change” blathering and re-emerged in time for dinner, and largely held out on emptying the treasury while other governments were doing so in a manifestly misguided attempt to spend their way to prosperity.
02sept Lorsque la rhétorique rejoint la fiction
Our nation is closer than ever to achieving health insurance reform that will lower costs, retain choice, improve quality and expand coverage.
Extrait No 2 :
The John Galt Plan [...] will reconcile all conflicts. It will protect the property of the rich and give a greater share to the poor. It will cut down the burden of your taxes and provide you with more government benefits. It will lower price and raise wages. It will give more freedom to the individual and strengthen the bonds of collective obligations. It will combine the efficiency of free enterprise with the generosity of a planned economy.
L’extrait numéro 1 provient de l’introduction d’une lettre de Nancy Pelosi et Harry Reid à Barrack Obama.
L’extrait numéro 2 provient du roman Atlas Shrugged de Ayn Rand. Dans ce récit, l’ensemble de l’économie mondiale est au bord du gouffre et un gouvernement américain en déni tente par tous les moyens de faire croire à une population désabusée que la nation est à l’aube d’une période de prospérité inégalée.
25juil Biais Radio-Canadien (version 124135)
Dans cet article, Radio-Canada n’appelle pas à la nationalisation du pétrole, mais c’est tout comme. Quelques réflexions:
- Si importer notre pétrole du Moyen-Orient n’était pas rentable, une entreprise privée aurait déjà construit un pipeline pour acheter le pétrole albertin.
- Si importer notre essence des raffineries du nord-est américain n’était pas rentable, Shell réparerait sa raffinerie.
- Que l’Est déchire sa chemise et réclame que l’Alberta lui vende sont pétrole à rabais est le comble de l’hypocrisie; il ne se passe une semaine sans que quelqu’un au Québec dénonce les sables bitumineux. Maintenant, on voudrait qu’Ottawa se les approprie pour nous les vendre à rabais sous le couvert d’une quelconque équité interprovinciale. Si Ottawa décidait que le Québec devait arrêter de vendre son électricité aux États-Unis pour pouvoir la vendre à prix réduit à l’Ontario, les Québécois descendraient dans la rue et à juste titre. Pourquoi es-ce que la même logique ne serait pas valable pour le pétrole de l’Ouest?!
20avr Petit train va loin
Suivant ma croisade contre les coupons de concession, Patrick Pilon a parlé du stratagème du Star Cité à ses patrons à Radio-Canada et voilà …
Ohhhh que les propriétaires du Star Cité doivent pas être contents …

