Depuis une semaine, mes amis de toutes allégeances politiques sur Facebook n’en finissent plus de se lamenter à propos de la madame du NPD qui a réussi à se faire élire en passant une semaine à Las Vegas et sans parler un mot de français.  Ok, il y a plein de candidats du NPD aux compétences douteuses qui ont élu sur la popularité de Jack Layton; la députation québécoise au fédéral sera fort peu expérimentée … on a compris le message.  Continuer à tomber sur la tête de Mme Ellen Brosseau et de ses confrères et consœurs du NPD, c’est de l’acharnement.

Et je comprends aussi que c’est beaucoup plus facile pour mes amis souverainistes, libéraux et conservateurs de se foutrent de la gueule des députés du NPD plutôt que de se poser une question nettement plus douloureuses comme : pourquoi la population québécoises a massivement rejeté vos partis?

Je noterai également que dans notre merveilleux système uninominal à un tour, tous les partis finissent par présenter des poteaux dans certaines circonscriptions parce qu’aucun candidat sérieux n’est prêt à perdre un mois de sa vie dans une campagne qu’il croit perdue d’avance.  Ce qui me mène à une autre question existentielle que personne ne semble vouloir se poser : pourquoi insister à conserver le mode de scrutin actuel qui poussent nos partis politique à nominer des poteaux?

De même, il faut constater que le culte du leader et de l’allégeance indéfectible au parti ne peuvent que décourager les individus de qualité de se présenter en politique.  À quoi bon envoyez des gens compétents dans nos assemblées législatives puisque de toute façon cette compétences devra se fondre dans un faux consensus au nom de la partisannerie.  Aux États-Unis et en Angleterre, les représentants d’arrière banc ont beaucoup plus de liberté pour critiquer leur parti, pour traverser les lignes partisanes ou pour influencer le processus législative en comité parlementaire.  Ailleurs, un parlementaire peut espérer mener une carrière honorable sans jamais accéder au cabinet (Ted Kennedy est un bon exemple).  Ici, nos élus doivent absolument faire les pantins s’ils veulent avoir la chance un jour de devenir ministre.

Dans ces circonstances, peut-on vraiment en vouloir à l’électorat de ne pas faire la différence entre les potiches et ceux qui se comportent en potiche?

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