J’étais en voiture la semaine dernière avec mon père pour me rendre au travail, quand un piéton sur ma droite attira mon attention.  L’homme, probablement dans la cinquantaine, marchait sur Maisonneuve sans doute en route lui aussi vers son labeur quotidien.  Il était vêtu d’une paire de shorts trop courtes, d’un vieux t-shirt et d’une casquette délavée.  Il avait une barbe mal-rasée et des cheveux gris.

Mais à sa bouche, on remarquait un cigare.  Et pas un de ces vulgaires cigarillos qu’on vend dans les dépanneurs ou encore les petits cigares que Clint Eastwood fumait dans The Good, the Bad and the Ugly.  Un vrai gros cigare comme on s’attendrait à voir à la bouche d’un banquier de Wallstreet … ou encore qu’on imaginerait Fidel Castro fumer.

L’homme marchait avec l’allure de quelqu’un qui sait où il s’en va et qui n’a pas d’intérêt pour les jugements des autres à son endroit.  Sa démarche transpirait la confiance et le goût des bonnes choses.

Il y avait une dignité dans cet homme.

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